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Le 13 avril 2020

Article de blogue : Les grands rassemblements, chose du passé?

Les récentes mesures mises en place par nos différents paliers de gouvernement concernant la Covid-19 a certainement mis K.O le domaine événementiel et du divertissement. Les entrepreneurs, les travailleurs autonomes et les employés du milieu voyaient leur saison estivale s’écourter, mais personne ne s’attendait à la voir prendre fin aussi rapidement. Les organisateurs des petits comme des grands rassemblements, les uns après les autres, ont dû faire des annonces extrêmement difficiles. Étant majoritairement constitué de travailleurs autonomes et de PME, le secteur événementiel québécois avale aujourd’hui un immense coup. Mais qu’en est-il de l’après Coronavirus pour cette industrie? Est-ce que les grands rassemblements sont chose du passé? L’ère numérique prendra t-elle le dessus? Auront nous à nous réinventer en tant que société?

Tout d’abord, pour ceux qui doutent de l’importance économique, ou pour d’autres qui voudraient comprendre l’ampleur de la crise pour notre secteur d’activité, j’ai cru bon de vous donner quelques statistiques. Le Conseil du patronat en 2018 a évalué que notre industrie contribuait à 13 milliards de dollars à l’économie du Québec. Le ministère du tourisme a évalué dans son cas que l’activité touristique découlant des événements majeurs s’évalue à 325 millions de dollars en chiffre d’affaire et donne de l’emploi à plus de 3 200 travailleurs d’ici. C’est quelque 700 entreprises au Québec qui proposent des produits associées au tourisme événementiel. Le Festival International de Jazz de Montréal à lui seul génère 48,5 millions de dollars en retombées économiques. Ces retombées sont essentielles pour notre province. Vous comprendrez donc avec ces chiffres, que beaucoup d’entreprises, d’organisateurs et de travailleurs tentent de s’adapter à la situation du mieux qu’ils peuvent.

Depuis quelques semaines, nous parlons beaucoup de l’ère numérique. Les grands rassemblements deviendront-ils virtuels? Bien que personne n’a la réponse à cette question, les différents acteurs de l’industrie événementielle au Québec en sont très sceptiques. Comme vous l’avez vu dans les statistiques ci-hauts, les écosystèmes de ces grands événements et le plan touristique du gouvernement du Québec sont directement axés sur le tourisme de divertissement. Rendre ces rassemblements virtuels engendrerait une perte épouvantable des retombées économiques au Québec.

Dominic Gagnon (fondateur et PDG de Connect & Go) disait à la Presse plus tôt cette semaine : “ le désir de nous rassembler pour des événements, de socialiser avec d’autres personnes est inscrit dans notre ADN. La virtualisation des événements pourrait aider quelques mois, mais ce n’est pas viable à long terme. De plus, cette réinvention nécessite une aide financière massive des gouvernements, aide qui pour l’instant est inexistante. ” 1

Auront-nous à nous réinventer en tant que société après la crise? Assurément. Maintenant qu’on sait que les rassemblements virtuels ne sont pas la solution, je crois fortement que c’est notre manière de se rassembler qui changera. Les organisateurs devront jouer de prudence en adoptant des mesures d’hygiènes et de distanciation plus définies. Les entreprises quant à elles, devront protéger leurs employés et adapter leurs services à une nouvelle manière de se rassembler. Un défi de taille, mais pas impossible à relever.

Une chose est sûre, notre industrie aura à se poser de sérieuses questions dans les prochains mois et elle aura à s’adapter aux nouveaux défis sociétaires. Je peux vous dire une chose. Nous répondrons présents. Car ceux qui composent ce domaine extraordinaire savent que se réinventer et s’adapter a toujours fait parti de nos racines. Passons à travers cette difficile turbulence tous ensemble et, relevons-nous, comme nous avons toujours su le faire dans le passé.

#cavabienaller

 

1 La Presse, 13 avril 2020, cité dans l’article Forum des affaires : ce n’est plus amusant du tout dans le secteur du divertissement, écrit par Dominic Gagnon

 

Hugo Murphy, Co-président

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